"Time to dance", le clip de The Shoes qui fait le buzz

Vous n'avez pas pu passer à côté du dernier clip de The Shoes que nous avons notamment publié sur notre page facebook dès sa parution. 1 239 352 de vues en simplement deux semaines sur You tube. C'est donc peu vous dire que ce clip intrigue.

 

Guillaume Brière et Benjamin Lebeau, les compositeurs du groupe n'en sont pas à leur premier coup d'éclat. Effectivement, les Rémois ont déjà attiré la critique avec leurs clips "Stay the same" ou encore "Cover your eyes" en suscitant la polémique. La critique peu avisée, comme a pu l'être celle du quotidien Le Figaro a souligné que "le lien entre les paroles de la chanson et le thème du clip n'est pas évident".

 

Il est vrai qu'à première vue, lorsque l'on regarde ces images couplées d'une mélodie plutôt entraînante, on distingue un paradoxe incontestable. Toutefois, le paradoxe n'est-il pas le génie de l'art ? Que penser de films tels que Orange mécanique, certainement un des plus grands chefs-d'oeuvres du virtuose Stanley Kubrick, si l'on s'en tient à des critères aussi réducteurs ?

 

Ce clip c'est l'histoire d'un psychopathe incarné par Jake Gyllenhaal qui pour la première fois revêtit la panoplie d'un fou furieux. En effet, Jake est plutôt habitué aux rôles un tentinet moins violents comme il a pu jouer dans "Le secret de Brokeback Mountain" (n'y voyez là aucune ironie...). On y voit notamment notre cher Jake se parer de sa tenue d'escrimeur tuant de son sabre, le tout sur une musique toute en joie. Perturbant. 

 

Ce qu'ont voulu rechercher les Shoes, c'est avant tout - même avant le buzz - l'effet artistique qui résulte de l'oxymore musique-clip. Ce qui mérite le respect. Nous voyons très peu dans le paysage musical français actuel de tels efforts réalisés sur la qualité du clip.

 

En l'occurrence, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ambiance perturbante recherchée par le réalisateur du clip, que l'on peut ressentir lorsque l'on matte le clip de Justice - stress - est pleinement réussie. Un bijou.

 

Bravo messieurs !

 

NK.