Stuck in the sound : Rennes le 30 mars 2012.

Vendredi 30 mars, le groupe Stuck in the sound, révélé par les Inrockuptibles en 2004, était en concert dans la très réputée salle Rennaise, l'UBU. A cette occasion, l'équipe The 92 street, a rencontré pour vous José, François, Arno et Emmanuel à la terrasse d'un café, en toute simplicité.

Le groupe a été créé en 2002, quels sont les étapes majeurs du groupe depuis sa création?

On a été dans un premier temps révélé par les Inrocks et sa compilation CQFD. Ensuite, il y a eu notre premier album en novembre 2006 - Nevermind the Living Dead - On a fait une grosse tournée. Un nouvel album en 2009 - Shoegazing Kids - une nouvelle grosse tournée. A la suite de tout cela, on a pu enfin monter notre premier studio, c'est vraiment une date importante dans notre carrière. Et bien  sur Pursuit, notre troisième album, qui vient de sortir en janvier 2012.

 

Si on fait la traduction littérale du nom de votre groupe, on en déduit "bloqué dans le son", on imagine que vous vivez musique ? D'où vient ce nom?

Ouais c'est ça. On est tout le temps la tête dans les amplis, 24 heures sur 24, ça nous correspondait bien. 

 

Mais pourquoi chanter en Anglais? Un complexe avec la langue française?

Ça ne m'est même pas venu à l'esprit de chanter en Français, le rock se chante par nature en anglais. On a toujours écouté des musiques anglo-saxonnes, tu vois. A titre d'exemple, on a jamais eu comme influence Noir désir mais plutôt des groupes comme Nirvana.

 

Comment vous êtes vous rencontrés ? 

J'ai rencontré Manu en 2000 dans une fête, on a commencé à faire de la musique accoustique. Arno je l'ai rencontré via le cinéma. Sinon François par les aléas de la vie en fait.

Est ce que vous pourriez nous décrire votre nouvel album pour ceux qui ne l'ont pas encore écouté?

C'est un album pop rock, avec des chansons, des balades. On a clairement une influence des années 90. Il y a de la mélancolie, de la nostalgie, un vrai album rock, avec des nuances et des contrastes.

 

Quels ont été vos inspirations pour Pursuit? En quoi cet album est différent des précédents?

Si tu veux, on a pas vraiment d'influences fixes, ça part un peu dans tous les sens. Pursuit c'est un album actuel, bien dans son temps. On sortait d'une tournée à rallonge pour l'album précédent. Du coup, on a pris le temps de le composer pour qu'il soit très bon. On y a beaucoup parlé de notre adolescence. 

 

L'album a été très bien reçu par la critique, c'est important pour vous que les journalistes reconnaissent votre travail?

C'est vrai qu'on a eu une putain de critique. En fait, ce qui nous semble important, c'est avant tout que l'album existe, alors peu importe comment ça se passe si tu veux. S'il faut que ça passe par la radio, on est bien sur pour. Mais c'est vrai qu'on ne compose pas pour ça.

 

Comment se font les choix des différents singles issus de vos albums? Ce sont les chansons que vous préférez ou qui sont susceptibles de marcher à la radio? Dites nous en plus.

 A la base, il doit y avoir une vingtaine de compos, on en sélectionne 12-13 bien sur, celles qui nous semblent être les meilleures. Après les labels ont une place importante là dedans, puisqu'ils choisissent celles qui sont susceptibles de marcher le mieux. Brother par exemple, c'est celle qui a le profil le plus susceptible d'attirer le public, c'était évident qu'elle apparaisse comme la musique en tête d'album. C'est d'ailleurs pour ça que c'est celle qu'on entend le plus, un vrai single. On est d'ailleurs en train de faire la même chose pour Tender.  

 

José, vous avez étudié le cinéma à la faculté. Le cinéma vous inspire beaucoup pour écrire vos chansons?

Ouais, le cinéma est très lié à la musique, c'est super important. On a été inspiré par énormément de films, notamment les films de Roméro, des films un peu surréalistes. Finalement, on aime bien les films geek, les "mainstream". Pour le clip de Pursuit, on s'est inspiré de "Retour vers le futur", "ET" ou "The Breakfast Club". 

 

D'ailleurs d'où vient cette idée, comment vous est-elle venue? Revisiter des scènes cultes comme vous l'avez fait, c'est quand même super original!

 En fait, c'est mon coloc qui m'a donné l'idée. Il avait déjà fait ça pour le mariage d'un pote. Dès qu'ils m'ont exposé l'idée, j'ai directement signé. Et on ne regrette pas, le résultat est parfait. 

 

Mais comment ça se passe pour la réalisation des clips, vous participez  à la création de vos clips?

 Non non, du tout. Il y a un véritable dialogue avec les réalisateurs. On partage nos idées, après c'est eux les spécialistes et on les laisse faire leur travail. 

 

On va passer à des questions plus personnelles, qu'est-ce qu'on trouve dans l'Ipod de Stuck?

  Pas grand chose en fait, mon Ipod est vide (rires). Non mais le single de Juveniles - We are young - il est ouf. Après j'écoute beaucoup de métal, grâce à mon frère. Manu (Emmanuel Barichasse) lui il sait pas ce qu'il écoute. Sinon toi François (François Ernie), tu écoutes beaucoup de jazz,non?

 

Vous avez bien un groupe branché que vous ne pouvez pas supporter?

  C'est quoi un groupe branché déjà ? Il y en a plein. Les Brigitte ! Je chie dessus. Ah ouais, je leur fait caca dessus, faut vraiment qu'elles arrêtent. C'est vrai que c'est branché ça, j'arrive pas à comprendre, c'est ridicule.

 

Un groupe que vous avez un peu honte d'aimer? 

  J'adore Kean... Et oui j'ai honte - rires -, François ne dis rien toi c'est le premier album de Maroon 5 alors chacun ses problèmes...

 

En tant que spectateur, un concert qui vous a le plus marqué?

  Le concert qui m'a marqué ? Wouah, il y en a énormément, je dirai Rage against the machine, c'est un de mes premiers concerts, il m'a marqué à vie. Sinon, Birdy nam nam c'était ouf. Ah oui et un concert de musique africaine, j'ai pas l'habitude d'aller voir en concert autre chose que du rock, quand je suis allé voir ça, j'ai pris une claque, c'était énorme. Toi François, je sais que t'as aimé The Rapture.

 

Vous avez bien un lieu où vous rêvez de jouer?

  Ce soir à l'UBU (rires)

 

Vous avez déjà joué de nombreuses fois en Bretagne, qu'est ce que vous retenez du public Breton ?

  Franchement, il est mortel. C'est ouf, à chaque fois qu'on joue ici, on a retourné le public c'est dingue. On a joué à Art Rock, aux Transmusicales, à Panorama, aux Vieilles Charrues. D'ailleurs, on a composé une musique entièrement dédiée à la Bretagne, la seule musique que l'on chante en Français, elle est magnifique. On l'a joue ce soir ? Non non, on l'a pas répété. Mais on reviendra promis. 

 

Vous connaissez la mythique rue de la soif Rennaise, y a-til des chances que l'on vous y retrouve ce soir après le concert ?

  Non, pas ce soir. On joue demain. On va être sage, on a de la chance l'hôtel est juste à côté. Je suis sur que Manu il a encore des idées derrière la tête, il va nous engrainer - rires - . Non mais hormis ça, on l'a connaît très bien, on s'y est déjà mis des petites races durant la résidence de la tournée. On est resté ici quelques jours.

 

Vous allez entrer sur scène d'ici quelques minutes, des petits rituels anti-stress? 

  Moi je fais caca. François, lui en général fait pipi au dernier moment, du coup on le cherche partout. C'est la classe hein ? Arnaud, lui il tabasse les journalistes, ça le détend, surtout les petits jeunes - rires - , c'est ce qu'on appelle un mec cool... - rires - . On déconne hein ?

 

Mis à part votre tournée, vous avez des projets pour les mois à venir? 

  Une grosse tournée internationale, puis un nouvel album en préparation !

 

Pour terminer cette interview, un petit mot doux aux internautes de The 92 street ?

  On tient à remercier le public Breton, qui nous soutient depuis 10 ans déjà d'être aussi fidèle, d'être aussi rockeur dans l'âme, ça fait plaisir !

 

Merci les gars, à bientôt ! 

  Merci à vous et puis à tout de suite !

 

 

Dédicace de José Reis Fontao à tous les internautes de Stuck in the sound !
Dédicace de José Reis Fontao à tous les internautes de Stuck in the sound !

Propos recueillis par Nicolas Keraudren, Valentin Le Roux et Manon Bardet.